Vous êtes locateur et pour rentrer dans vos frais, vous devez augmenter le loyer de vos locataires ? Selon les provinces au Canada, les augmentations de loyer doivent se faire en respectant certains délais et des pourcentages maximum d’augmentation. Lisez les 5 étapes clés d’une augmentation de loyer réussie.

1.    Vérifiez que votre augmentation est conforme à la loi

Les gouvernements de l’Ontario et de la Colombie Britannique ont mis en place des politiques visant à rendre accessible et abordable les logements locatifs. Dans un contexte des marchés locatifs de plus en plus tendus, un taux d’augmentation de loyer maximum est ainsi fixé chaque année.

Au Québec, c’est la Régie du Logement qui établit les critères du Règlement sur les critères de fixation de loyer.

Pour les propriétaires à Montréal, en 2018 il y a une augmentation des taxes municipales. Si vous ne la répercutez sur la prochaine hausse de loyer, vous devrez alors la prendre à votre charge.

Pour vous aider à calculer une hausse de loyer pour votre propriété en location conforme aux lois en vigueur, utilisez votre outil provincial: 

C’est seulement en Alberta que les augmentations de loyers ne sont pas réglementées. Vous pouvez donc augmenter votre loyer sans aucune limitation. 

2.    Avertissez votre locataire par écrit

Il vous faut aviser votre locataire de son augmentation de loyer par écrit. Cela rend la démarche officielle et vous donne une preuve en cas de désaccord. Voici les formulaires recommandés à utiliser:


3.    Respectez bien les délais d’avis 

Généralement il vous faudra aviser votre locataire de son augmentation 90 jours avant la prise d’effet et vous ne pourrez augmenter le loyer qu’une seule fois par an. Ainsi si votre bail de 12 mois se termine le 30 Juin, vous devrez avertir votre locataire avant le 31 Mars.

Au Québec, les délais d’avis diffèrent selon la durée de la location. Cela varie entre 10 jours pour une location de chambre et jusqu’à 6 mois d’avance pour une location de 12 mois ou plus.


4.    Attendez la réponse de votre locataire

Si votre locataire ne se manifeste pas, c’est une acceptation tacite. L’augmentation sera effective à la date précisée dans votre avis.

  • Au Québec, votre locataire a un mois à compter de la réception de l’avis pour réagir. S’il refuse, il doit vous le faire savoir par écrit. Vous négocierez alors pour trouver un accord. Si aucun n’a été trouvé, vous pouvez vous tourner vers la Régie du Logement d’arbitrer.
  • En Ontario, en cas de gros problèmes d’entretien non résolus, le locataire peut essayer de bloquer cette augmentation en soumettant une demande auprès du Landlord and Tenant Board. 
  • En Colombie Britannique, le locataire ne peut refuser l’augmentation si elle respecte le montant légal.

5.    Comptez sur votre bonne relation avec votre locataire

Ne faites pas de l’augmentation de loyer votre seul contact avec votre locataire dans l’année. Elle sera toujours plus facile à passer si vous avez une bonne relation avec votre locataire. Lisez nos 10 secrets pour une relation propriétaire-locataire réussie.